Editorial

L' association libanaise pour le développement des ateliers d'écriture (ALDAEC ou Kitabat) est née de la rencontre d’un bonheur et d’une conviction.
Le bonheur, c’est celui que j’ai trouvé chaque fois que j’ai participé à un atelier, en tant qu’écrivante ou en tant qu’animatrice. Bonheur d’explorer des chemins d’écriture variés, inattendus, inventifs. Bonheur d’expérimenter du nouveau et d’aller sur des territoires vers lesquels on ne serait pas allé spontanément. Bonheur d’écouter des textes et d’échanger ensuite avec passion de leurs spécificités, de style ou de thème, de langue ou de structure.
La conviction est double ; elle concerne tout à la fois la pratique de l’écriture et les conditions de l’animation.
Conviction que l’écriture concerne tout un chacun et que, si tout le monde n’a pas l’étoffe d’un écrivain, il y a pour chacun un chemin à trouver dans les mots, et un territoire à explorer où la vie bat plus fort.
Conviction également qu’animer des ateliers ne s’improvise pas, mais s’apprend, se construit, s’affermit, avec modestie mais avec passion, en s’appuyant sur ce que les pionniers en la matière ont développé mais en inventant aussi sa manière propre.
Cette aventure est donc née sous une bonne étoile. Elle ne peut que grandir et se déployer, faisant appel aux énergies et aux désirs de ceux qui nous rejoindront, répondant aux attentes et aux besoins de ceux qui feront appel à nous. Nous espérons donc vivement que vous serez de ceux-là.

Georgia Makhlouf.